Les habitants de Cherchell crient
6 octobre 2008
leur raz-le-bol
A la veille de l’Aïd, un jeune homme déficient mental, en pleine crise de folie meurtrière, asséna deux coups de couteau au niveau du cou à un sexagénaire connu sous le sobriquet de « Grisou ».
Le crime se déroule au centre de Cherchell, une ville en pleine déliquescence. La victime, qui mène une vie excessivement précaire, vit au sud de la localité. Il bricole dans un bain maure pour gagner quelques dinars. Son épouse, sans revenu, est handicapée. Le couple foudroyé par une indescriptible misère a réussi à élever une fille, aujourd’hui étudiante. L’agresseur, qui n’en est pas à son premier forfait, a été arrêté sans opposition par un policier. Bien entendu, les habitants de la ville de Cherchell dénoncent le degré inquiétant de l’indifférence et du laxisme qui caractérisent le quotidien de cette ville. Un tour à travers les méandres de cette ville et les discussions avec les citoyens nous ont permis de répertorier les nombreux problèmes que connaît Cherchell. Absence totale d’hygiène, prolifération de commerces illégaux, clochardisation de la cité, diktat des délinquants qui ont transformé les principales rues en parkings payants sans aucune autorisation. Ce n’est pas fini, puisqu’il faut ajouter la présence de hordes de chiens et chats errants, l’insécurité et la multiplication des vols, le nombre sans cesse croissant de malades mentaux et de mendiantes, écoulement du kif au vu et au su de tout le monde. Par ailleurs, des constructions illicites sont érigées en toute impunité. Au même moment, des maisons menaçant ruine ne semblent pas inquiéter beaucoup de personnes.
Sur le plan culturel, c’est le vide, alors qu’en sport le secteur est à l’abandon. Les représentants des partis politiques, quant à eux, s’investissent beaucoup plus dans l’agitation stérile que dans l’action sur le terrain. Le P/APC de Cherchell nous a exhibé les documents pour nous dire que cet état des lieux existe malheureusement, « ce n’est pas à moi de faire appliquer les textes de loi, j’ai fait ce que je devais faire conformément à mes prérogatives », déclare-t-il. Le crime, qui vient de se produire à la veille de l’Aïd – à quelques mètres de la mosquée aux 100 colonnes, là où l’Emir Abdelkader a effectué une prière lors de son passage dans cette ville – sous les yeux des citoyens passifs et impuissants, n’est en fait que la logique de ce cortège de malheurs qui s’est abattu sur l’ex-Césarée depuis 20 ans. Se contenter d’évoquer le passé ne sert à rien. L’opération coup-de-poing sporadique des services de sécurité ne suffit plus. C’est la présence continue des représentants locaux de l’Etat, chargés de mettre en application les textes et les orientations, qui donnera un espoir aux Cherchellois qui ne se reconnaissent plus chez eux. L’effectif actuel des policiers, affectés aux commissariats, demeure largement en dessous des besoins dans toutes les localités de la wilaya de Tipaza.
Source: El Watan:
HADJOUT
1er Octobre 2008
Des associations avec un esprit pragmatique
Dans le cadre de l'élan de solidarité qui caractérise le mois de Ramadan et de la célébration de la 27e nuit de Ramadan, la "Nuit du Destin", l’Association Slimania de Hadjout a organisé une petite cérémonie de circoncision d'enfants de familles nécéssiteuses au niveau de la ville. ll est à noter qu'environ 15 enfants ont été concernés par cette cérémonie de circoncision.
D’autre part, l’association Djil El Moustakbel a pu dans la même soirée organisé une fête de remise des prix offerts par l'APC de Hadjout aux meilleurs apprenants du Saint Coran. La fête s'est déroulée dans la salle “Fairouz” avec la présence de toutes les autorités locales et même de la wilaya ainsi que la participation de la chorale “KASWA” et une autre d'El Affroune. Le nombre des candidats recompensés pour cette occasion est de 47 et leur âge varie entre 7 et 29 ans. Il y avait des filles et des garçons. Le site Bledhadjout tient à féliciter les deux associations pour ce travail remarquable et aussi à mettre l'accent, sur l'intérêt accordé par le Changement à toutes les franges de la société Hadjouteenne, sans exclusion ni marginalisation. Le site Bledhadjout salue les éfforts fournis par les deux associations et l’APC de Hadjout pour ancrer les valeurs de solidarité et d'entraide, au sein de la communauté Hadjoutéenne.
Yazid Rabahi M.Ed
CYCLE MOYEN
17 août 2008
Des classes de 45 et 52 élèves
Les répercussions des « réglages » effectués durant la précédente année scolaire en Algérie se feront ressentir à partir du mois de septembre prochain. L’effet touchera aussi bien le volet quantitatif que pédagogique. Le premier responsable du secteur, Boubekeur Benbouzid, a, rappelons-le, décidé de faire passer l’ensemble des élèves de la cinquième et la sixième année primaires au palier moyen, sous prétexte que la réforme du système éducatif national devait être achevée l’année précédente. Ainsi, tous les élèves, au nombre de 785 942, ont été « poussés » au CEM, sans la moindre prise en considération du niveau pédagogique. Le passage était simplement d’ordre politique ! Le cycle moyen en Algérie connaîtra, donc, une rentrée scolaire inédite avec un total de 3,3 millions d’élèves, dans seulement 4 500 établissements répartis à travers le territoire national. Pour la première année moyenne, l’effectif va plus que doubler, alors que plus de moitié de ceux ayant échoué à l’examen du BEM, l’année précédente, seront « rappelés ».
Lors de sa réunion, le 29 juin dernier, avec les directeurs de l’Education des wilayas, M. Benbouzid avait reconnu que la prochaine rentrée scolaire en Algérie serait « particulièrement difficile », au regard du nombre important d’élèves attendus - au cycle moyen. Affichant une grande appréhension quant à la capacité d’accueil des établissements existants, le ministre avait affirmé que son département opterait pour « des solutions conjoncturelles en attendant la réception des nouveaux CEM en chantier en Algérie ». Il s’agit, avait-il précisé, de recourir aux nouveaux lycées et aux écoles primaires possédant un surplus de salles de classes comme solution provisoire. On assistera donc à un nouveau spectacle. Pas du tout agréable à voir : des centaines d’élèves « ambulants ». Pourtant, la stabilité constitue, selon les spécialistes, l’une des principales conditions pour l’acquisition pédagogique. Pour atténuer la pression sur les CEM, les syndicats autonomes ont appelé le ministère à amener la moyenne de passage au lycée à 9/20. Un appel resté sans écho. Selon les estimations des syndicats autonomes, les classes au cycle moyen comporteront, en moyenne, entre 45 et 52 élèves par classe. Une violation flagrante des règles de la pédagogie.
Par Mourad
Lisez et signez la pétition
Date de clôture
12/12/2008
Un regard sur l’encadrement
Le 19 juillet 2008
de l’enfant Hadjoutéen
Souvent, il est dit que l’enfant soit un génie de l’imitation parce qu’il enregistre chaque geste qu’il voit et chaque mot qu’il entend. Cependant, la société en général néglige souvent cet état de fait. Il suffit juste de compter les différents problèmes dont on se trouve noyer aujourd’hui pour comprendre la situation. Qu’il s’agisse des parents, la famille, le quartier, l’ école ou la communauté en général, l’entourage a beaucoup à faire dans la construction de la personalité de l’enfant, ses inspirations et sa vision dans l’avenir car éduquer un enfant demande le temps de toute une vie.
Dans la ville de Hadjout, le manque flagrant des programmes éducatifs pour l’encadrement des enfants et des adolescents notamment pendant la période des grandes vacances laisse la plus part des enfants Hadjoutéens livrés à eux même du matin au soir entre la chaleur du soleil et la saleté des quatre coins de la ville. Ils passent leur temps dehors exposés à n’importe qui et à n’importe quoi. Nos enfants ne font que perdre leur temps et leur energie alors qu’ils seront un jour les leaders de la ville et peut-être même du pays.
Dans la ville de Hadjout, il y a 21 établissements primaires, 6 collèges et 3 lycées mais pas une de ces institutions publiques n’est utilisée pour encadrer, entretenir et aider nos enfants, filles et garçons, à se prendre en charge afin de devenir résponsables pour eux même et leur communauté. Je me demande à quoi servent nos écoles pendant la période des grandes vacances? Exist-il une loi qui interdise leur utilisation par la société civile dans un cadre educatif? Des questions qui demandent des réponses.
Pour atteindre un esprit constructeur, c’est à cet très jeune âge qu’on devrait commencer à engager l’enfant pour la construction d’un vrai pont de confiance et l’amour de la patrie. C’est à cet âge qu’on devrait apprendre à l’enfant ses droits et ses devoirs envers sa ville et son pays tout en s’amusant avec lui avec des activités individuelles et collectives intéressantes. C’est à cet âge qu’on devrait inculquer à l’enfant l’amour propre et honnête de son pays au lieu de l’inciter à détester ce dernier avec notre injustice, négligence et notre politique opaque.
Le civisme, le respect des individus, et avant tout, le respect de soi-même. Le civisme dans une société ne se contruit pas tout seul. C’est une mentalité qui a besoin d’être communiquée non seulement avec des paroles mais aussi avec de l’action. En outre, cette mentalité a besoin d’un suivi et d’un renforcement pourqu’elle puisse trouver une place indélébile dans la société. A mon avis la tâche serait plus au moins facile si on commence avec nos enfants à un âge très bat. Alors, assistons et protegeons nos enfants aujourd’hui et ils le feront à leur tour quand nous aurons besoin d’eux demain.
Yazid Rabahi M.Ed
La ville de Hadjout
29 septembre 2008
Des enfants à l’abandon.
Plusieurs citoyens de la ville de Hadjout nous ont contacté pour nous signaler que des enfants en bas âge, entre 7 et 13 ans, circulent dans les quatre coins de la ville en groupe souvent à une heure très tard et cela depuis le début du mois sacré. En plus du vacarme qu’ils font là où ils vont, des témoins oculaires nous ont informé que plusieurs lampadaires de la ville ont été vandalisés par ces mêmes enfants qui sont livrés à eux mêmes après le FTOUR [Qui va payer la facture?].
Tout citoyen avec une bonne conscience devrait se demander sur le bien être de ces enfants. Ces enfants sont certainement des écoliers qui ont mieux à faire que de passer la moitié de la nuit à vandaliser des biens publics et à perturber la quiétude des citoyens. Il y a aucun doute qu’a cet âge nous devrons s’approcher de ces enfants et responsabiliser leurs parents avant qu’il soit trop tard. Quand allons-nous apprendre des leçons d’hier?
Nous demandons que les autorités compétentes de la ville de Hadjout veillent sur l’application de la loi portant à la protection des enfants en particulier et les citoyens en général.
Yazid Rabahi M.Ed
La Lecture et L’Écriture
7 août 2008
Une Association Symbiotique
Comme une association symbiotique, la lecture et l’écriture sont toujours allés de pair, se nourrissant l'une de l'autre. Ceux qui lisent ne peuvent s’en passer de l’écriture et ceux qui écrivent ne peuvent s’en passer de la lecture. En effet, la lecture nous permet de satisfaire notre curiosité intellectuelle en recherchant des idées nouvelles au fond de nous même et autour de nous alors que l’écriture demeure l’unique miroir de notre âme parce qu’elle nous permet d’exposer nos pensées et nos idées en recherchant la vérité avec des mots de notre choix. Mais, comme il n y a pas de vérité sans l’analyse des idées, ces deux pratiques subtiles de l'esprit humain ont été ainsi amenées à se completer et, souvent, à se fondre l'une dans l'autre.
A travers la lecture on creuse souvent pour nous situer. Explorer des mots ici et là et examiner des phrases dans leur formation pour compremdre le sens des idées que nous voulons formuler dans notre propre écriture. Aujourd’hui ceux et celles qui ne lisent pas vivent dans l’obscurité même s’ils ne le sentent pas. Ils demeurent les derniers dans l’echelle de la communauté internationale, prêts pour l’exploitation et ceux qui n’écrivent pas ne pourront jamais atteindre leur droit basique à la liberté intellectuelle. Au fait, leurs droits basiques sont bafoués tous les jours. Aujourd’hui, la lecture réfléchie et l’écriture intélligente sont des pratiques de survie dans un monde qui est devenu plus petit qu’un village grâce à la technologie.
Nous savons tous que la lecture et l’écriture sont deux mots qui n'apparaissent pas dans le dictionaire de la plus part des citoyens algériens. Cependant, aujourd’hui, nous avons tous et toutes une grande responsabilité pour faire revivre l’amour de la lecture et l’écriture dans le coeur de nos jeunes et nos enfants. La tâche ne sera pas facile mais pas impossible. Le travail doit commencer à la maison avant l’école dont son rôle est le renforcement de cette pratique.
Vous pouvez commencer par lire au moins une fois par jour avec vos enfants pour 10 ou 20 minutes. Demandez à vos enfants de deviner la fin d’une petite histoire. Invitez vos enfants à apprendre un nouveau mot par jour et à l’écrire.
Yazid Rabahi M.Ed
La femme Hadjoutéenne
4 août 2008
l’héritage d’une injustice par ignorance
Fidèle, honnête, fiable et très intélligente, la femme Hadjoutéenne, à l’image de toutes les femmes algériennes, mérite qu’elle soit évoquer plus souvent que jamais. En effet, avec toutes ses qualités, elle devrait occuper une place plus active dans la communauté. Ne dit-on pas que la femme est une école et qu’il faut qu'on la prépare pour l’avenir de nos enfants et du pays? Mais comment peut-on la préparer si on reconnaît pas et on change pas notre injustice?
A ma connaissance, la femme Hadjoutéenne n’a jamais été égoïste. Tous les jours, elle joue son rôle de mère, d'épouse et de soeur. Elle est sociable et connaît aussi bien la valeur de la famille que la valeur du voisinage. Elle est intuitive chose que l’homme ne pourra jamais avoir. Elle est studieuse, sage, ambitieuse et confiante. Avec sa patience passionnée et son pragmatisme, je suis presque certain qu’elle possede au fond d’elle-même toutes les solutions à nos problèmes quotidiens. Elle fait des heureux avec son génie et son affection. Elle se plaint rarement malgré les injustices qu’elle subisse de la part de nous les hommes [père, frère ou mari], souvent par ignorance avec une mentalité qui n’a rien avoir avec qui nous sommes au juste dans notre histoire. Elle est très ouverte d’esprit capable de mener des conversations que nous les hommes ne pouvont même pas les comprendre. Ceci n’a rien avoir avec son niveau d’éducation.
Dans la plus part des foyers, elle joue le rôle de la femme et de l’homme sans se vanter. Elle est responsable et parle de ses enfants et son mari comme elle parle de ses propre yeux. C’est une personne courageuse à plusieurs tâches, l’une aussi difficile que l’autre. Elle fait des courses et négocie ses achâts avec une diplomatie assez rare. Comme un comptable, elle gère fréquemment les dépenses quotidiens de la maison et paie les factures. En outre, elle prépare la norriture mais elle mange souvent la dernière quand elle trouve le temps. Elle est capable de préparer un plat bien compliqué avec un goût succulant sans ouvrir ses yeux. Juste imaginer un peu comment elle peut marier avec perfection tous les ingrédients pour avoir un goût unique pour nous les hommes, souvent ingrats que nous sommes. Aussi, c’est elle qui fait la vaisselle au moins trois fois par jour. C’est elle qui fait le ménage, maintient et décore la maison, arrange, repasse, et parfois coud les vêtements. Elle lave le linge, la corvée de la semaine. J’ai 6 soeurs [Zohra, Khadidja, Cherifa, Nacera, Fatiha et Saliha] et je me souviens que les weekends n’avaient jamais été des jours de repos pour elles, les pauvres!!! Au contraire, elles travaillaient comme des abeilles sans avoir un petit merci de la part de personne à la fin de la journée. Elles n’avaient pas une seconde pour elles. Ceci, n’a pas cessé une fois mariées. Franchement, elles n’étaient pas les seules car mes voisines [filles et mères] avaient la même corvée pendant les weekends durant des années. C’était le cas dans chaque foyer dans la ville de Hadjout car la machine à laver n’existait même pas ou trop chère même pour les riches. Au fait, quelques familles riches de Hadjout alors payaient d’autres femmes pour laver leur linge chaque weekend. Je me souviens qu’il y avait deux femmes qui faisaient ce travail pénible à Hadjout alors que nous, “les machos”, passions notre temps dans les cafés et/ou au stade de la ville.
Un ami à moi, marié avec trois enfants, me disait il y a pas longtemps qu’il est parti en voyage avec ses amis aussi mariés que lui pour changer l’air. Ensuite, je lui ai dit : Ta femme et les enfants, tu les as laissé où? Sans scrupule, Il me fait savoir qu’ils sont restés à la maison pour se reposer. Comment une femme peut-elle se reposer quand elle est laissé toute seule avec trois enfants à charge. Je trouve ça injuste et contre toute les lois humaines et divines. En plus, mon ami est plus jeune que moi ce qui est plus grave encore. Aucun homme ne pourra trouver le repos sans le repos de sa femme et ses enfants. Je ne sais pas vraiment comment les choses se passent aujourd’hui dans les foyers Hadjoutéens mais il se trouve que notre société avait non seulement hérité une injustice, je ne sais pas d’où, mais elle l’avait aussi renforcé par ignorance.
Cependant, aujourd’hui nous devons travailler ensemble pour que cette injustice cesse. L’homme [père, frère ou mari] doit s’impliquer davantage dans la vie de sa famille sans complexe. Aider nos mères, nos épouses et nos soeurs ne peut diminuer de notre masculinité comme beaucoup le pensent. Notre prophète est un modèle à suivre dans ce domaine. Nous sommes pour nos mères, nos soeurs, nos filles et nos épouses et elles sont pour nous car dans un foyer, rien ne vaut le repos physique et psychique de la femme. Quand elle trouve son repos, nous, les hommes, trouverons notre propre paradis dans notre propre foyer.
Alors, avons-nous au moins le courage de confronter cette injustice en essayant d’être juste?
Yazid Rabahi M.Ed